Rosa†Crvx "Nescit Nox"

Vidi finem omnis consvmmationis
Vsqve ad mortem finem, vsqve ad mortem
Nescit Nox obscvrvm !

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C’est une lueur dans l’angoisse de la nuit, les vieilles peurs qu’il faut affronter, la peur de l’inconnu, la peur du noir, le labyrinthe dans lequel on descend à la bougie en chantant : « il n’y a plus d’ombres dans le noir ! »
Il n’y a plus de peur dans la peur, au royaume des morts on s’aventure, dans une marche militaire, comme une guerre contre soi-même que l’on voudrait gagner.

Au centre du labyrinthe, le grand piano à queue entouré de cent bougies résonne ses accords lugubres.
Plus loin, tambour battant, le chanteur affronte les couloirs obscurs et part a la recherche d’un affrontement intérieur. Ailleurs un sonneur de cornemuse ajoute sa mélodie de marche, là-bas résonne la contrebasse, chacun est perdu dans un couloir, sans panique, confiant, avec détermination.

Comme pour accentuer l’atmosphère recherchée, le film n’est éclairé qu’à la bougie. Les lumières tremblent, les voix résonnent, les échos se perdent au font du dédalle. Tout ici est anxiogène et nous plonge dans une marche forcée dans le noir où l'on se perd avec plaisir, le temps d’une mélodie macabre, qui s’achève dans un champ de cadavres.