Q U E S T I O N S F R E Q U E N T E S
|
|
Dans vos
compositions, vous utilisez le latin comme langue. Pourquoi ce choix? Vous arrive t'il quelques fois d'être limités linguistiquement? Nous utilisons le latin, mais
aussi l'hébreux, parfois des phonèmes qui n'ont aucun sens, parfois
nous construisons des mots parce que nous désirons certaines consonances
particulières. (Moritvri)
En général qu'essayez-vous d'exprimer à travers votre musique? Des émotions fortes, des
ambiances particulières, quand la musique ne suffit pas, nous ajoutons
des odeurs sur les pochettes, des images, des projections de films, peu
importent les moyens d'expression du moment que le sujet est bien
traduit.
|
|
|
Il semble
que vous utilisiez très souvent des formules magiques. Etes-vous un groupe "satanique"? N'avez-vous pas peur que le public vous classe dans ce cliché? C'est une question de grille
de lecture... Il est vrai que notre musique aux consonances sacrées ne
glorifie pas spécialement la sainte Vierge ou la toute puissance de
Dieu. ... Les points de départ de
notre travail sont les quatre éléments alchimiques. Nous avons joué
les apprentis sorciers en fusionnant ces éléments dans notre musique
mais aussi dans les matières.
|
| Lors de la
composition de vos morceaux, de quelle manière vous partagez-vous les
différentes tâches? Comment se déroule leur création? Il n'y a pas vraiment de cas
de figure précis ou de recettes pour composer. Chaque composition est
une aventure à part entière... Une fois la base d'une composition établie, les
arrangements coulent souvent de source. Nous les travaillons en
recherchant l'ambiance que nous voulons faire ressortir.
|
|
|
|
Vous
incorporez toujours la "Danse de la Terre" dans vos concerts. Quand et comment vous est venue cette idée? Ce n'est pas vraiment une idée mais plutôt l'aboutissement d'une recherche. Il y avait l'envie d'exprimer l'angoisse de la mort, de confronter le corps humain avec cette matière dont il est issu et à laquelle il retourne. C'est une façon de rendre hommage à la terre par un contact physique. C'est autour de cette performance que nous avons composé "Eli-Elo": la terre est représentée par les sons graves. L'angoisse est transmise par ces voix qui se superposent en remplissant à tout prix le vide, la lutte violente contre la mort est exprimée par ces gestes répétitifs et mécaniques, presque psychotiques, qui permettent de vivre l'angoisse de son vivant, par les tambours et les parties fortes, par les déflagrations de grosses caisses qui battent comme un cœur au bord d'exploser... |
|
|
Comment
se construit le "jeu de voix" dans votre morceau "Eli-Elo"?
Il s'agit du principe du chant "à voix égales" (basses, ténors, altos, sopranes) utilisé dans les ensembles vocaux. Ces voix constituent la base rythmique et se complètent par additions successives. Le but recherché est une tension croissante. Ces voix ont été écrites pour être chantées dans un cycle infini. Nous avons pour cela imaginé une nouvelle forme d'écriture, la partition tournante, afin de souligner l'importance du répétitif. |
| Quelles
sont vos influences musicales?
Nous écoutons beaucoup de
musique classique ainsi que les débuts de la musique contemporaine.
|
|
|
|
A l'écoute
de vos disques, il est difficile d'imaginer comment vous transférez sur
scène une musique aussi complexe...
Nos disques ne comportent
jamais de sons que nous ne pouvons reproduire sur scène. |