C H R O N O L O G I E
IVe Jeux de Fers
Grand Hall de l'Ecole d'Architecture de Rouen.
du 22 au 26 avril 1997

 

... L’œuvre de Tarabo est déchirée à l’image d’un Hermann Nitsch auquel on le compare par une attitude paroxiste. Transgressions, érotomanie et cruauté d’inspiration plus ou moins sadienne composent le ballet déchiqueté d’impressionnantes mécaniques...
D.Aubé, Libération.

...Toute une série d’inventions plus inimaginables les unes que les autres... Des rats dressés tournent leurs roues dans un vacarme incessant, le fer résonne dans le va-et-vient des mécanismes avec le son grinçant de la mégaphonie...
J.Boedec, Paris-Normandie.

... La démarche d'Olivier Tarabo est belle, sincère et entière. Elle met en action un trouble profond: né en 1963 à Beyrouth, Olivier a vécu les premières années de sa vie au cœur de la guerre du Liban. On entend dans les prestations incantatoires des Jeux de Fers toute la "musicalité de la guerre". On croise dans ces séances sauvages l'aura d'une réminiscence blessée qui détale au galop comme un cheval échappé de l'abattoir...
P.Colé, L’Affiche

... Les Jeux de Fers offrent un terrain d'expérimentation alchimique où les souffrances se transforment paradoxalement en spectacle éblouissant. Une transmutation qui aurait séduit Georges Bataille et les surréalistes. Aussi brutale qu'elle soit, cette magie s'impose sans violence malsaine et gratuite, sans exhibitionnisme déplacé, sans déclaration artificielle et tapageuse...
Le Saône et Loire

... Ces machines nous font remonter le temps. Tel un Léonard de Vinci, Olivier Tarabo façonne des machines sans noms, effrayantes et magnifiques, toutes conçues autour du corps humain...
J.F.G. Le journal de Saône et Loire.

 ...Les Jeux de Fers ont la force, la beauté et le mystère des grands événements qui surprennent et que l'on n'oublie pas...
P.Layac, Chalon dans da Rue

... Plus d'une heure de danse, de musique et de fureur dans un univers peuplé de musiques et de machines étranges capables de chatouiller les mémoires et de réveiller des sensations oubliées. Ces machines barbares manipulées jusqu'à l’extrême semblent organisées selon une logique implacable. Et si ce tintamarre cruel illustre les fonctions vitales et sexuelles de l’être humain, il peut aussi être perçu comme une virulente satire de la société industrielle. Olivier Tarabo reprend le flambeau des performances développées par le mouvement Fluxus dans les années 60. John Cage donnait alors des concerts déroutants ou il brisait le silence mais aussi son piano estimant qu’un son concret devait provenir directement de sa source. La danse des capteurs ou les danseurs produisent eux-mêmes la partition sonore grâce à des capteurs électriques placés sur leur corps semble bien répondre à ce genre de préoccupations...
S.Cattoire, FR3